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Axe 5 : Cancers, individu et société

Retour sur la journée du 26 septembre 2018 de l’axe 5 du CNO, « Cancers, Individu et Société », qui s’est réuni à Amiens pour sa journée consacrée aux sciences humaines et sociale.

  • Véronique Pancré et Emmanuel Babin ont introduit la journée
  • Le programme était riche et la première intervention s’est intéressée au rôle des émotions et des relations soignés/soignants en oncologie avec Sophie Lelorain.
  • Trois autres interventions ont suivi. Elles étaient consacrées à l’activité physique adaptée en cancérologie.
  • Xavier Blaizot a fait part de son expérience sur le programme IMAPAC et la qualité de vie des patientes atteintes d’un cancer du sein.
  • Laurence Vanlemmens a exposé quant à elle ses premiers résultats issus du Pôle Sport et Cancers.
  • Vincent Guerrier et Léa d’All’Aglio, deux journalistes, ont mis en avant leur site « Malades de sport » et promu l’activité physique adaptée dans le cadre d’un cancer en s’appuyant sur les expériences personnelles.
  • Olivier Rigal a alerté la communauté des chercheurs sur la difficulté de mettre en place certaines études et ses difficultés sur l’étude COG-SPORTIF.
  • La fin de matinée a donné lieu à des interventions sur le maintien à l’emploi avec un cancer avec le Pr Clin-Godard, notamment sur le retour à l’emploi après une hémopathie maligne.
  • Laëtitia Rollin et Géraldine De Blasi ont précisé les modalités d’accompagnement à ce retour au travail.
  • L’après-midi a débuté avec une intervention de Caroline Alleaume à propos de l’étude VICAN5 et sur la vie professionnelle et la situation financière des patients 5 ans après un diagnostic et un traitement de cancer.
  • Marion Lagaude a fait part de sa thèse de Docteur en Médecine sur le vécu des soins autour du cancer.
  • Bérangère Beauplet nous a parlé de la recherche en cancérologie et SHS chez les personnes âgées.
  • Norbert Amsellem a effectué la conférence de clôture en reprenant différents chapitres de son dernier livre sur le « Cancer, un regard sociologique ».

 Programme complet


 

 

Impliquer mieux les chercheurs en Sciences Humaines et Sociales (SHS) était l’un des objectifs du Plan Cancer 1. Compte tenu du potentiel important mis en évidence dès 2006 suite au travail de recensement des activités de recherche en SHS sur le périmètre du CNO, un nouvel axe de recherche a été mis en place en 2007. Il a développé ces dernières années des recherches thématisées sur les inégalités sociales et territoriales de prise en charge et de survie des patients atteints de cancer, thème transversal du plan Cancer 2 et s’est vraiment engagé dans une démarche de Recherche-Action.

Son activité s’est concentrée autour de 3 programmes ambitieux multidisciplinaires et multi-sites correspondant à trois temps de prise en charge et d’accompagnement des patients atteints de cancer :

  • le dépistage : l’accompagnateur au dépistage pour réduire les inégalités sociales (Essai PRADO) ;
  • les traitements : déterminants sociaux et géographiques de la prise en charge et de la survie des patients atteints d’un cancer des VADS en France ;
  • la réinsertion sociale et professionnelle après les soins : inégalités sociales et territoriales et réinsertion sociale et professionnelles des personnes atteintes de cancer.

L’ensemble de ces projets s’appuient sur une forte collaboration avec les registres de cancer, très présents sur le territoire du NO et les résultats, très attendus par l’INCA, devraient être disponibles durant l’année 2013. En effet, au-delà du constat des inégalités sociales, les projets de l’axe visent à fournir aux praticiens et aux responsables de santé publique des modifications du mode d’exercice ou de l’organisation du système de santé capables de réduire les inégalités sociales et territoriales.

Pour faire aboutir ces projets, le CNO a développé une expertise méthodologique forte dans le domaine.C’est ainsi qu’il a créé en collaboration avec les Cancéropôles GSO et IDF la plate-forme méthodologique nationale pour l’étude des inégalités sociales, qu’il a mis en place au niveau européen la construction d’un indice agrégé de déprivation sociale, la version française étant d’ores et déjà validée et disponible, et qu’il a développé des méthodes propres à la recherche interventionnelle.

Ces avancées méthodologiques seront utilisées pour nourrir dans les années qui viennent de nouveaux projets de recherche interventionnelle, comme en particulier l’étude visant à réduire les inégalités sociales et territoriales d’accès à l’innovation clinique (Projet ERNU), et pour porter des projets fédérateurs sur les cancers professionnels et la surveillance des personnes professionnellement exposées en collaboration avec les responsables de la « santé au travail » de Lille, Rouen, Amiens et Caen, ainsi que sur la place du médecin généraliste dans la prise en charge des patients pendant et suite aux traitements au sein des réseaux villes-hôpital.

Le comité de pilotage scientifique :